Le mal de dos #2 : Douleur, histoires de contexte

Ecrit par Thierry Lanneau
archive La douleur
insert_invitation 10/09/2017
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Afin d’expliquer la notion de contexte, je vais utiliser une séquence du film de Robert Zemeckis, Forrest Gump.

 

Transcription :

Dans cette séquence, la patrouille de Forrest est pris en embuscade. Forrest va sauver ses camarades un à un.

Lorsqu’il s’occupe du lieutenant Dan, il se fait piquer par quelque chose… Le téléspectateur n’est pas dupe, il s’est pris une balle dans la fesse. Cependant, le héros continue à courir comme si de rien n’était.

Ce film est une fiction mais cette séquence est réaliste au vu de l’article de Beecher & Henry, Relationship of the significance of wound to the pain expérience datant de 1956.

Il existe de nombreux cas de soldat en périodes de guerre qui subissent des blessures sévères  telle la perte d’une jambe ou d’un bras et qui ont ressenti peu ou pas de douleurs.

Faisons maintenant un retour en arrière. Imaginons maintenant que le cerveau de Forrest crée une douleur correspondant à l’impact de la balle dans sa fesse. Qu’est ce qui se serait passé?

1 – Forrest n’aurait pas pu courir de cette manière, il boiterait

2 – Il n’aurait pas pu sauver le lieutenant Dan

3 – ils se seraient fait tuer par les Viet Kongs

4 – il n’y aurait pas eu de film 🙂

Pour le cerveau de Forrest il était plus important de fuir en sauvant le lieutenant.

 

Dans un cas de figure similaire (de survie), l’histoire de la surfeuse Betany Hamilton est intéressante. Elle s’est faite arracher le bras par un requin tigre et pourtant Betany dit ne pas avoir ressenti de douleur.

Il était plus important pour le cerveau de Betany de regagner la plage que de créer une douleur et se faire dévorer par le requin.

 

Prenons un autre contexte… celui du sportif

Pendant les jeux olympiques de Londres en 2012, le coureur de 4 fois 400 mètres Manteo Mitchell termine la course avec une jambe cassée.

Si le cerveau de Manteo avait créé une douleur, il aurait perdu, lui et son équipe.

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