Pourquoi ai-je mal ?

Les différents types de douleurs

Il existe des douleurs musculaires, inflammatoires et mixtes. Leurs présentations ci-après correspondent à l’observation clinique en reconstruction posturale. [ 1 ]

Qu’est ce qu’une douleur musculaire ?

Vous avez plutôt mal en deuxième moitié de nuit et encore plus au réveil. Le matin, vous avez l’impression d’avoir les articulations enraidies et le fait de bouger vous soulage. Ce dérouillage matinal nécessite plusieurs dizaines de minutes avant d’aller mieux.
Vous avez également mal lorsque vous restez assis trop longtemps, ou bien lorsque vous piétinez : les positions statiques prolongées sont douloureuses.
Cette douleur apparaît lorsque le muscle est « froid ». Vous êtes donc soulagés lorsque vous faites du sport et la chaleur a un effet apaisant.

Quel est le mécanisme d’une douleur musculaire ?

Dans votre corps, vos muscles sont répartis en un certain nombre de groupes appelés : chaînes musculaires. Ces chaînes interagissent les unes avec les autres. Parfois, elles entrent en conflit entraînant des tiraillements comme sur l’illustration ci-dessous.

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Figue 1 : «Tir à la corde»

Prenons la Figure 1 du jeu du « tir à la corde » :

Les joueurs A et B tirent chacun de leur côté engendrant une contrainte mécanique C sur la corde.

Personne ne voulant céder (pas de résolution du conflit), la contrainte perdure dans le temps.

Le corps n’a d’autre solution que de créer une déformation qui conviendrait aux deux forces opposées en présence (A et B).

Qu’est-ce qu’une douleur inflammatoire ?

Vos douleurs ne sont pas présentes au réveil, par contre elles apparaissent et augmentent au cours de la journée. Lorsque vous bougez ça fait mal. Généralement vous êtes pressés d’aller vous coucher le soir, car la position allongée vous fait du bien. Vous appréciez plutôt le froid.

Quel est le mécanisme d’une douleur inflammatoire ?

Ce type de douleur peut être la conséquence de la douleur musculaire : le conflit entre les deux chaînes musculaires n’ayant pu être solutionné par la création d’une déformation, les contraintes mécaniques anormales perdurent dans le temps et amènent à des altérations de la structures (arthrose, hernie, tendinite), cf. la figure 2.

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Figue 2 : «Tir à la corde»

Prenons la Figure 2 du jeu du « tir à la corde » :

Dans ce jeu, la contrainte mécanique C perdure dans le temps et provoque une altération de la corde.

Les douleurs de type inflammatoire peuvent être également la résultante de vos déformations. En effet, ces dernières peuvent amener à des rapports articulaires anormaux qui, lorsqu’ils sont prolongés dans le temps, altèrent la structure.

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Prenons en exemple une roue voilée :
Si on roule avec une roue voilée, la voilure (la déformation) augmentera de plus en plus. Au fur et à mesure, le système de freinage ne sera plus adapté à la roue. Il y aura alors frottement et donc usure du système.

Prenons votre genou comme exemple : Sous l’action du tonus musculaire, la disposition du fémur par rapport au tibia change. Les rapports articulaires devenant anormaux, il est compréhensible que les sollicitations du genou pendant la marche, la course et le saut posent à terme un problème.

Qu’est-ce qu’une douleur mixte ?

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Vous avez des douleurs à la fois musculaires et inflammatoires.
Ces douleurs peuvent très bien se localiser sur une de vos articulations.

D’où viennent toutes ces douleurs ?

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de parler du tonus musculaire. Le tonus est une tension légère à laquelle est soumis tout muscle (squelettique) à l’état de repos.

Le maintien de votre posture est assuré par des contractions musculaires soutenues, permanentes, involontaires et variables.
La régulation ou le contrôle de votre tonus se fait par l’intermédiaire des centres nerveux situés dans votre cerveau.
Selon la méthode de la reconstruction posturale, vos douleurs (de l’appareil locomoteur) sont consécutives à des désordres de ce tonus. Elles seraient générées par des dysfonctionnements des centres nerveux régulateurs du tonus postural (Figure 3). [ 3 ]

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Figure 3 :
Hypothèse pathogénique propre à la reconstruction posturale

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