Si vous avez mal au dos, vous devriez lire ceci !

Ecrit par Thierry Lanneau
insert_invitation 05/01/2020
chat_bubble_outline 0 commentaire
Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Linkedin

« Pourquoi ai-je mal au dos ? » Voici une question à laquelle beaucoup d’entre nous ont déjà été confrontés. Bien souvent il s’agit de la conséquence immédiate d’une blessure ou d’un faux mouvement mais elle peut également provenir d’une sensation subjective. C’est en tout cas ce que nous révèlent les dernières études scientifiques. La douleur ne serait dès lors pas nécessairement proportionnelle à la gravité de la blessure.

Avant d’aller plus loin, il est important de définir ce qu’est la douleur. Plus qu’une simple information sur l’état de notre corps, elle est également présente pour nous protéger. A titre d’exemple, sous la douche, si l’eau est trop chaude ou trop froide, les capteurs de votre peau vont envoyer un message de danger au cerveau qui va évaluer la menace. S’il considère que le danger est réel, votre cerveau va déclencher un mouvement de retrait. Vous allez par exemple éteindre l’eau ou diriger le jet ailleurs que sur vous. C’est ce mécanisme que nous pouvons qualifier de protecteur. La douleur agit donc en prévention, elle n’est plus la conséquence d’une blessure. Son rôle est de changer votre attitude pour préserver votre corps et lui permettre de se rétablir.

Si vous êtes sujets à des problèmes de torticolis, votre premier réflexe sera de limiter les mouvements du cou afin de le soulager et de lui permettre de guérir. Lorsque le cou est guéri, la douleur disparaît et vous pouvez retrouver une liberté de mouvements. Cependant, si les problèmes deviennent récurrents, le mécanisme déclencheur de la douleur trop souvent sollicité devient plus réceptif. Les neurosciences ont mis en évidence l’impact de nos expériences sur notre système nerveux. Plus nous expérimentons, plus notre système nerveux apprend. Par conséquent, plus vous avez mal, plus votre système nerveux deviendra « sensible ».

La bonne nouvelle est qu’il peut arriver que vous ayez mal au dos sans que quelque chose de grave ne se produise. Votre corps est alors conditionné et la douleur apparaît comme un réflexe. Lorsque vous vous blessez en portant une charge trop lourde par exemple, votre corps va enregistrer tous les éléments extérieurs et intérieurs qui ont mené à la douleur même s’ils n’y sont pas directement liés. Si vous avez déménagé des cartons lourds remplis de livres un vendredi matin lors d’une matinée pluvieuse et que vous écoutiez à la radio Elvis Presley, votre corps associera les vendredis matins pluvieux et la musique du King à un danger potentiel et vous expérimenterez une douleur que rien ne semble justifier. Même si ces douleurs ne sont liées à aucune blessure, le ressenti est malheureusement bien réel.

Nous avons donc vu que plus le système nerveux est sollicité, plus il devient sensible. Or cette sensibilité peut être déterminée par divers facteurs tels que le stress, le manque de sommeil, les peurs et angoisses ou encore un choc émotionnel. Un moment de grosse fatigue ou d’activité trop intense peuvent augmenter la sensibilité du système nerveux et, par conséquent, l’intensité de la douleur.

Les facteurs purement psychologiques jouent également un rôle non négligeable dans le processus de la douleur mais ils sont souvent sous-estimés. Pourtant, le lien entre facteurs psychologiques et maladies est reconnu dans d’autres aspects de la sphère médicale, notamment, l’influence du stress sur les maladies de peau ou cardio-vasculaires. La douleur n’échappe pas à la règle. Bien que provoquée par un facteur physique, celle-ci est également sujette à une sensibilité développée et peut être aggravée par des facteurs psychologiques.

Finalement, avoir conscience de tous ces aspects est une première étape vers la guérison. Savoir qu’une douleur intense n’est pas nécessairement liée à une aggravation de l’état de votre dos vous rassurera. Vous vous sentirez plus en confiance pour reprendre vos activités et vous remettre en mouvement. Ce dernier est un élément important de la guérison mais, bien sûr, il doit être encadré et modéré dans un premier temps.

chat_bubble_outline Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.